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C’est la catastrophe!

Des trombes d’eau se déversent dans la salle des serveurs qui ressemble désormais au décor du navet apocalyptico-nautique Waterworld.

OU

Les portables sont ensevelis sous les gravats après qu’une grue s’est affaissée sur vos bureaux.

OU

Un pirate informatique ouzbek vous réclame une rançon pour récupérer vos données.

OU

Le feu dans les cuisines du resto situé au premier étage de l’édifice où vous êtes établis a fait fondre vos téléphones.

ALORS...

Est-ce le moment de paniquer? Ça dépend.

Pour 40 % des petites entreprises qui ne se relèveront jamais à la suite d’un sinistre, faute de préparation, l’heure est venue de se maudire et de regretter amèrement de n’avoir pas pris les mesures nécessaires.

Faute de préparation, cet homme se maudit.

Pour les autres qui ont fait leurs devoirs, ce n’est peut-être pas la joie. Mais ce n’est pas non plus la fin du monde. Voici ce qu’ils ont fait, et pourquoi lorsqu’on annonce un déluge ou une tornade, ceux-là dorment sur leurs deux oreilles.

Prévoyez le pire

Vous êtes de ceux qui imaginent toujours le scénario le plus épouvantable? Votre imagination fertile vous amène à un niveau de paranoïa inégalé? Cet exercice est fait pour vous! En effet, la première étape, et non la moindre, consiste à identifier les dangers et à évaluer les risques. De l’inondation à la panne majeure, tous les scénarios catastrophes doivent être passés en revue.

Dans le même temps, une analyse des répercussions sur les activités vous aidera à prévoir l’effet d’une interruption majeure sur vos affaires. Recensez donc les services essentiels de votre entreprise, tant pour la santé et la sécurité des employés que pour la survie de l’organisation elle-même.

Faites un plan (et arrangez-vous pour qu’il soit accessible en cas de fin du monde)

Une fois tous les scénarios établis, si vous n’avez pas cédé à une attaque de panique ou à une crise d’anxiété majeure, vous pourrez rédiger trois documents distincts.

Pourquoi trois? On vous explique dans une minute. Mais avant, assurez-vous d’une chose :

QUE VOUS NE PROCRASTINEREZ PAS AVEC LA CONCEPTION DE CE PLAN EN TROIS VOLETS.

Oui, vous êtes occupé. Comme tout le monde. Mais si vous trouvez le temps d’aller voir les photos de vos amis sur Instagram huit fois par jour, de regarder Les dieux de la danse ou de laver votre voiture chaque semaine, éliminez une seule de ces tâches essentielles à votre survie, et faites ceci.

Trois documents en un, donc : le plan d’intervention (comment limiter les dégâts), le plan de reprise après sinistre (comment réagir rapidement pour remettre l’entreprise en route), et enfin le plan de continuité des activités (comment maintenir les activités en attendant que les dégâts soient réparés).

Pour chacun de ces outils, il sera essentiel de répartir les rôles afin d’éviter un chaos supplémentaire. Si chacun sait ce qu’il a à faire en pareilles circonstances, non seulement vous assurerez la sécurité de tous, mais vous arriverez également à minimiser les dégâts.

Jouez à faire semblant

Pour vous exercer, vous pouvez toujours entrer en courant dans le bureau en hurlant : « Au feu! » Mais vos employés ou vos collègues risquent de ne pas apprécier, même si vous leur expliquez longuement par la suite que la mise en place d’un plan d’urgence nécessite une simulation.

Faites plutôt un véritable exercice d’incendie, et vérifiez que tout le monde connaît l’emplacement de la sortie de secours ainsi que le plan d’action pour récupérer vos données et l’accès à vos outils de communication à distance.

Le jour où le pire se produira, tout le monde s’en sortira sans heurt, et vous serez prêts à reprendre vos activités rapidement.

Trois documents en un, donc : le plan d’intervention, le plan de reprise après sinistre, et enfin le plan de continuité des activités.

Un nuage à la rescousse

L’infonuagique, c’est bien pratique pour partager vos photos de vacances entre votre téléphone et votre ordinateur. Et hop, voici l’image de votre corps calciné par le soleil de la Riviera Maya, instantanément archivé et accessible sur toutes vos plateformes. Mais pour une entreprise, avoir un système de miroir de données dans le cloud et des copies de fichiers en dehors des murs de la compagnie est une question de survie.

Sans parler de vos lignes téléphoniques qui, grâce à l’infonuagique, peuvent elles aussi redevenir accessibles en un clin d’œil et vous permettre d’établir des bureaux temporaires pour faire rouler les affaires.

À la Riviera Maya? Si vous voulez.

Quant aux assurances, vous pouvez bien trouver leur coût prohibitif. On ne vous contredira pas. Mais la quiétude de l’esprit n’a apparemment pas de prix. Ou enfin, si, mais il est élevé. Après, vous pouvez toujours prendre le risque de ne pas en avoir. Vous pourrez ainsi rejoindre le club vraiment pas très sélect des 40% de petites entreprises qui ferment leurs portes après un sinistre.

À vous de voir.

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